20.02.16 - 22.30 L'affaire Barthab


– L’affaire quoi !!?? Barthab ! Mais c’est quoi, c’est qui ça ?

– Aaaahhhh, c’est toute une histoire. Une histoire de famille, de musique, de son, de message, de genre, de style, d’égo, d’indépendance, de contre pied et de grandes gueules mais surtout…oui surtout, une histoire d’amour !

– Hein ?! Comment ? D’amour ? Une histoire d’amour ? Beurrrkkk… !

– CChhhuuuutt ! et bien oui d’amour, mignon ! Il a beau être en colère l’garçon, il parle d’amour au fond.

– Ppffff mais c’est n’impor…

– Chuuuttt ! boucle-la un peu et écoute-moi quand j’te parle !

Il était une fois… non ! C’est l’histoire d’un mec, ou voilà c’est l’histoire d’un mec, c’est bien ça !

C’est l’histoire d’un mec, Barthab, qui joue, qui joue, joue et rejoue encore. La musique il l’aime, ça c’est le moins qu’on puisse dire. Il pense musique, il mange musique, il dort musique, il fait l’amour musique…euh non, bon, quand même pas. Mais ça n’est même plus un passe temps pour ce mec, c’est la vie, une drogue en quelques sortes.

Bref, c’est au sein de quelques groupes, dans lesquels il évolua presque dix années consécutives, inscrits dans la vague ska/punk/rock et d’une renommée certaine dans le milieu, qu’il fit ses armes aux cotés des Pellos, de Laréplik, des Touffes Krétiennes ou encore des Los Tres Puntos. Armé de sa trompette, de sa guitare, de sa basse ou de son violoncelle, Barthab (son prénom c’est Xav en vrai mais bon, Barthab quoi !), rock, skank, fanfaronne aux quatre coins de l’Europe et de l’hexagone.

A cette époque nous sommes en milieu de la saison, courant 2008/2009, mais je n’ai plus les dates précises en tête.

C’est à l’arrière des camions, sur des quais de gare, dans des loges mal chauffées, à la bière ou au café, qu’il griffonne quelques chansons plus intimistes et plus personnelles que ce qu’ils faisaient jusque là. L’idée d’en faire son affaire le taraude de plus en plus.

C’est dans les « trous », quand l’emploi du temps surchargé le permet, qu’il s’arme de deux trois fidèles moussaillons, tout- terrains, pour tester et faire vibrer cette affaire. Mais… seulement cinq concerts cette année là, pas le temps ! Ces groupes tournent beaucoup trop, il ne va pas s’en plaindre mais il n’a pas une seconde à lui. Dommage ! Et la frustration grandit.

2009/2010 : Pareil ! Pas le temps ! Il faut tourner les pages mais pas question de les déchirer. Tu sais il te dirait : « La musique c’est comme les histoires d’amour, c’est aussi fort, aussi beau, aussi compliqué, moi, en tous cas, ça me fait cet effet avec les gens avec qui je joue. Et quand on se sépare, ça fait peur ! Ça fait mal ! Ça fait pleurer et ça prend du temps ! Tant pour partir que pour se remettre sur pied. On sait ce que l’on perd mais on ne sait jamais ce que l’on retrouve.

Puis vint l’année 2010, c’est parti ! Il faut trouver une équipe, un style et une identité musicale. La voix faisant office de fil rouge, il va falloir habiller le propos. Eeett… il chante en Français le Barthab ! Et en français tu ne peux pas t’planquer, le public comprend tout. Mais justement, le discours, le propos, le sujet, il y tient. Il aime ça. Il y vit dans ce monde, il l’aime, il s’y bat, s’y débat, il l’observe, l’analyse, et pas question de fuir ou de se cacher derrière un yaourt en Anglais. Si la vérité est ailleurs,lui, il met la sienne en chanson.

Au départ, c’est bizarre, il part sur une formation plutôt rock, pour de la chanson. Et il commence à jouer. Mais il y a quelque chose de bancale, un hic, le lien ne se fait pas entre le son et le texte.

Alors il recommence, triture, cherche et se met une échéance qui l’obligera à faire un choix radical.

Quinze jours de tournée dans les Alpes avec une seule devise :

Qui peut vient ! Mais surtout, qui veut vient !

Pas de conditions, pas d’argent, juste le plaisir de jouer pour jouer. La musique pour la musique !

Ce sont les « jazzzeux », avec qui il joue en tant que contrebassiste à l’occasion, qui prendront la route cet hiver là à ses côtés. Adeptes du swing, du manouche, des sons clairs des années 30, cette nouvelle équipe jouera tous les jours, midis et soirs, pendant deux semaines durant, et la sauce finira par prendre au bout de quelques jours.

Franc succès, toutes proportions gardées, le public danse, swing, écoute, applaudit et en redemande.

L’affaire Barthab « d’aujourd’hui » se dessine peu à peu. C’est cette même équipe, invitée à la quinzaine d’adieu au TNT Manufacture de chaussure par Gilbert Tiberghien, qui enregistrera en Avril 2012 ce premier disque, le « Live au TNT ». L’affaire Barthab est née.

– Oui mais alors, L’affaire Barthab c’est quoi, bon sang ? De la chanson ? Du ska ? Du Jazz ? Du Swing ?

– De la chanson mon petit, de la chanson ! Mais … écoute plutôt, et tu verras bien dans quelle case tu voudras la classer cette affaire.

+ d'info: http://laffairebarthab.com


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